Le développement des VTC (Véhicule de Tourisme avec Chauffeur) avait déjà semé la panique chez les taxis professionnels qui voyaient là une concurrence déloyale à leur activité. Pour réguler la profession et organiser ces évolutions, l’Assemblée Nationale vient de voter la Loi Thevenoud.

Voici donc ce qui va changer…

L’encadrement des taxis par l’Etat

Le gouvernement vient de créer un “registre de disponibilité des taxis” qui permet de les géolocaliser à l’échelle nationale. S’il est entièrement interdit aux VTC, l’inscription à cette liste reste volontaire pour les taxis et ne sera soumise à aucun surcoût.

Chaque taxi pourra désormais opter pour une couleur spécifique et visible sur la carrosserie. Cette couleur est définie par les autorités locales compétentes et permettra non seulement d’identifier le taxi comme détenteur d’une licence en règle mais aussi de connaître sa zone d’intervention au premier regard.

Il deviendra obligatoire pour chaque taxi de se munir d’un terminal de paiement autorisant l’utilisation de la carte bancaire.

Les contraintes pour les VTC s’accumulent

Les Véhicule de Tourisme et de Transport avec Chauffeur ne peuvent pas utiliser le “registre de disponibilité des taxis”. Ils risquent 15 000 euros d’amende pour toute tentative de fraude.

Il reste possible pour les VTC de réaliser des courses payantes à la seule condition qu’il existe une réservation pour le trajet via des sites internet spécialisés. Ils n’ont donc plus le droit de récupérer des clients sur l’espace public.

Ils n’ont plus le droit de stationner sur les emplacements “taxis” aux alentours des gares, aéroports et centre ville. Ils devront retourner obligatoirement entre chaque course au siège de leur entreprise.