La moto est avant tout un plaisir, on le sait. Pourtant, les conditions de circulation sur route ne permettent pas aux passionnés de pousser au maximum leur bécane. La solution d’un stage de pilotage moto sur circuits’avère donc pertinente. Aussi bien pour la vitesse que pour les conseils de conduite. Mais lequel choisir ?

Le moins cher : la journée de roulage

De nombreuses écoles proposent un stage de pilotage moto d’une journée, parfois qualifié de « low cost ». C’est parfait pour les petits budgets, et si vous avez déjà une bonne expérience de la conduite à moto.

En effet, ces « stages » constituent surtout des journées de roulage sur des circuits ouverts à la journée. Les conditions de réalisation sont moins propices à l’apprentissage :

  • Moins d’encadrants

  • Moins de conseils

  • Beaucoup de stagiaires, parfois jusqu’à 70 !

  • Beaucoup d’attente entre les tours

C’est donc moins un stage de conduite qu’un stage de vitesse. .

Le bon compromis : le stage de pilotage moto deux jours

Le stage de pilotage moto de deux jours propose selon nous le meilleur compromis entre prix et prestations. Mais à la condition d’opter pour la bonne école.

Voici les avantages de cette formule :

  • Des petits groupes (10 stagiaires maxi), répartis en niveaux (débutants, débutants +, intermédiaires, confirmés)

  • Un instructeur qui donne les conseils et les personnalise pour chaque stagiaire

  • Des séances de vidéo pour voir et revoir ses courses, afin de progresser

  • Des formations sur la sécurité

  • Des astuces de pilotage de grands champions (contre-braquage etc.)

Certaines écoles, comme la DRRS, proposent aussi un Duo-Run. Le principe est simple : le stagiaire et le moniteur roulent ensemble sur le circuit. Ainsi le moniteur peut passer devant et montrer les trajectoires, les techniques. Il passe aussi derrière le stagiaire et grâce à une oreillette corrige en temps réel les positions, les trajectoires, les vitesses, le freinage etc.

Selon l’école et le stage, du matériel peut être loué sur place : moto, équipements de sécurité, pneus…

Comme cela se déroule sur deux jours, bien souvent les repas sont prévus (compris dans le prix du forfait ou en supplément). Côté hébergement, la plupart des circuits proposent de dormir gratuitement sur le paddock dès la veille du stage de pilotage moto.

Un grand circuit pour les budgets élevés

Pour ceux qui veulent des sensations fortes et que le budget ne restreint pas, le stage de pilotage moto peut se faire sur des grands circuits. On pense alors à Magny-Cours F1, Francorchamps, Le Mans, Le Castelet.

Et pour les VIP, le stage comprend l’hôtel 4 étoiles, un instructeur personnel, le transport de la moto et parfois le vol en avion. Voir cet article.

Conditions d’accès

Bien évidemment, pour participer à un stage de pilotage moto, le permis moto (A, A1, A2) est obligatoire et doit être en cours de validité ! Le cas échéant, une licence ou un CASM peuvent suffire (se renseigner).

Par ailleurs, dans la plupart des centres de pilotage, une expérience de la conduite moto sur route vous sera demandée (au moins 5 000 km).

Du côté du matériel, certains aspects sont obligatoires, ou fortement recommandés :

  • Les échappements doivent être homologués et avoir la chicane installée

  • Les rétroviseurs doivent être démontés ou repliés

  • Les phares doivent être masqués (pour ne pas éblouir les autres coureurs)

  • Une combinaison cuir intégrale avec une protection dorsale

  • Un casque intégral

  • Un équipement pluie

Pour conclure, de la vitesse pure au séjour VIP, en passant par le conseil et la pédagogie, il y en a pour toutes les gommes.

Crédit photo : stagedepilotage.fr