Le borophène, un minerai révolutionnaire.

Après le tout dernier modèle de batterie sur-puissante lancée par Kia pour équiper sa Kiro, un tout nouveau matériau fait parler de lui, en promettant de booster les performances des batteries et des moteurs des véhicules électriques : le borophène. Derrière ce nom barbare se cache en fait un minerai au potentiel extraordinaire, qui se compose d’une couche de seulement un atome d’épaisseur, comme le graphène. Mais, contrairement au graphène, cette couche est constituée de bore et non pas de carbone, ce qui dope l’anode de la batterie, le borophène étant un excellent conducteur, six fois plus performant que son cousin !

Un temps de recharge réduit.

Le gros point fort de ces nouvelles batteries repose essentiellement sur le temps de recharge, qui se voit considérablement réduit : on passe ainsi d’un temps moyen de chargement de quelques minutes seulement, pour ce qui serait habituellement fait en plusieurs dizaines de minutes. En outre, le borophène pourrait accélérer la transition des batteries au lithium vers des modèles au sodium, beaucoup plus denses au niveau énergétique et moins polluants.

Des alternatives multiples.

Au delà de son emploi au sein de la production de batteries de voitures électriques, le borophène pourrait aussi être employé dans la conception de voitures à hydrogène. En effet, il peut stocker cet élément, et va donc potentiellement jouer le rôle de dopant au niveau des réactions catalytiques séparant les molécules d’hydrogène et d’oxygène dans l’eau. Enfin, des chercheurs de l’université chinoise de Singapour travaillent sur un projet visant à employer cet incroyable minerai comme moyen de capter le CO2 et assurer son stockage, une belle piste au niveau écologique.

Crédit photo : moniteurautomobile.be