Pour des raisons écologiques, la France et bien d’autres pays européens privilégient la conception de voitures électriques. Certes, il s’agit d’une excellente nouvelle dans le cadre de la préservation de l’environnement, mais un tout autre secteur se retrouve menacé : l’emploi. Détails à ce sujet.

L’avis de l’ACEA

Selon l’ACEA (l’Association des constructeurs européens d’automobiles), la course effrénée vers la production de voiture électrique menace gravement le marché de l’emploi. Cette association se base sur une étude réalisée par FTI Consulting pour faire cette affirmation. Pour appuyer ses dires, elle avance plusieurs arguments notamment l’obligation des constructeurs auto à se tourner vers la mobilité électrique. Cette obligation est motivée par un objectif bien précis qui est d’atteindre un niveau moyen de CO2/km d’ici 2020.

Diminution de l’activité industrielle

Qui dit diminution de l’activité industrielle dans le milieu de la construction automobile dit compression du personnel. En effet, une voiture électrique est plus simple à réaliser, car elle ne nécessite pas autant de pièces qu’une voiture thermique. En d’autres termes, l’assemblage se fait plus rapidement et les mains d’œuvre sont automatiquement réduites.

La production de batteries est monopolisée

Chez une voiture électrique, la valeur de la batterie équivaut entre 35% et 50% de sa valeur totale. Ainsi, il s’agit d’un élément important pour son bon fonctionnement. Malheureusement, la production des batteries est encore assurée à 100% par les Chinois et les Américains. En attendant l’ouverture du centre de production en Europe, aucun emploi dans le secteur n’est envisageable.

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