Avec les nombreuses années de pratique de la route, il n’est pas rare lorsque l’on monte dans sa voiture que l’on se sente comme enfermé dans un cocon, entre monotonie et petit moment bien à soi. Il ne faut toutefois pas oublier que nous ne sommes pas seuls et que la route est un lieu commun qui se partage et obéit à des règles afin que tout le monde puisse rouler en sécurité.

Une campagne de sécurité routière qui tente de combler ces lacunes

Le problème est réel, comme en témoigne la mise en place d’une campagne originale pour la prévention routière destinée à sensibiliser les automobilistes pour qu’ils fassent plus attention aux motards. Cette campagne se matérialise par une grande affiche à l’arrière de 30 camions qui vont sillonner les routes ainsi pendant six mois.

Si l’on peut saluer cette opération, peut être pouvons nous également creuser plus loin afin que le partage de la route soit au cœur de la sécurité routière… car finalement les accidents ne sont ils pas dus à un mauvais partage ?

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Quelques exemples de comportements inadéquats

Le plus connu de tous, malheureusement trop pris à la légère, et le manque d’utilisation du clignotant. Au-delà des dangers potentiels que l’absence de clignotant implique, cet oubli est générateur de stress et d’énervement pour les autres conducteurs. Autre exemple, les automobilistes qui restent inutilement sur la voie du milieu sur autoroute font prendre des risques inutiles aux autres conducteurs, obligés de franchir deux voies pour passer de la droite à la gauche et doubler le véhicule.

On peut citer de nombreux comportement à risque qui vont à l’encontre du partage de la route, tel que les distances de sécurité non respectées, l’oubli des rétroviseurs, les dépassements à risque, ou encore les virages “légèrement” coupés.

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Mais le partage de la route, c’est aussi une question de respect envers les autres conducteurs. Un personne qui prend le volant en état d’ivresse risque non seulement sa vie, même aussi et surtout celle des autres qui n’ont rien demandé.

Une formation initiale trop technique ?

Même s’ils suivent tous le même code de la route, les moyens de locomotion sont variés et disposent tous de leurs propres spécificités. Par exemple les poids lourds ont de nombreux angles morts et une distance de freinage élevée à cause de leur poids, et les risques d’accidents en deux roues sont élevés du fait du manque de visibilité par rapport aux autres véhicules.

Nombreux sont les conducteurs qui n’ont pas conscience des spécificités des autres véhicules, peut être serait il judicieux d’approfondir ce point lors de la préparation du permis, par exemple à l’aide de vidéos pédagogiques qui mettraient les apprentis conducteurs dans la peau d’un chauffeur routier ou d’un motard. Au final, je trouve dommage que la formation au permis ne se préoccupe quasiment que des aspects techniques en se limitant au simple respect du code de la route sans aller plus loin.

Pour conclure

Le partage de la route, c’est avant tout une histoire de respect d’autrui. Il se traduit par le respect du code de la route et une responsabilisation qui évite toute prise de risque vis-à-vis des autres conducteurs. Certains gestes sont très simples à mettre en œuvre au quotidien, et il suffit parfois d’un peu de pratique pour que cela devienne un réflexe et non une contrainte, comme le clignotant systématique par exemple.