M. Nicolas Sarkozy avait rendu obligatoire l’acquisition d’un éthylotest dans tous les véhicules motorisés sauf les cyclomoteurs.

La grande difficulté à s’approvisionner a eu pour conséquence le report des contraventions jusqu’en mars 2013. Le nouveau Ministre de l’Intérieur M. Emmanuel Walls constate que ce caractère obligatoire n’est peut-être pas nécessaire. Il a fait savoir qu’il désirait prendre l’avis du Conseil National de la Sécurité Routière.

Ce dernier a repris ses fonctions appuyé par une demande du Ministre lui-même, depuis le 20 novembre après une période de sommeil.

L’annonce de l’ancien Président M. Sarkozy qui rendait obligatoire l’éthylotest dans un véhicule motorisé rendait passible le conducteur d’une amende de 11€ en cas d’infraction. Le nouveau gouvernement s’interroge sur l’utilité d’une telle mesure car l’approvisionnement est difficile et le composant chimique de l’éthylotest s’avère peu efficace. Le Ministre M. Walls pense à l’abrogation de cette mesure après consultation du Conseil de Sécurité Routière. Il a déclaré auprès des médias que son but était de lutter avec autant de ferveur que le gouvernement précédent contre la délinquance routière. Mais il a ajouté qu’il était plus convaincu de l’efficacité de la prévention auprès des jeunes. En effet, ils sont les premiers concernés par les accidents de la route en matière d’excès de vitesse, de consommation d’alcool et de stupéfiants en tant que victimes et fraudeurs.

M. Walls se fie aussi aux retours des spécialistes comme Chantal Perrichon, présidente de la ligue contre les violences routières. Elle constate que cet éthylotest qu’elle appelle un ‘jouet’ ne supporte ni le froid, ni le chaud et il ne se trouve pas chez les revendeurs. Est-ce vraiment la bonne solution ?

Le Conseil National de Sécurité (C.N.S) qui s’est donc remis au travail, affirme que l’éthylotest a peut-être des avantages mais son caractère obligatoire n’a pas encore été démontré. Les membres doivent se réunir rapidement pour conclure sur la continuité de l’obligation de l’éthylotest. Les associations contre la délinquance routière ont exprimé leur approbation pour le retour du C.N.S qui devrait commencer ses fonctions sous une pile de dossiers en attente. Après cette pause, les professionnels de la sécurité routière et les associations demandent au C.N.S de diminuer les improvisations pour régler les problèmes de sécurité sur la route.

M. Vincent Julé-Parade, membre du conseil et vice président de l’association victime et citoyens, est le premier à affirmer que des décisions prises sous le choc d’un accident ne sont pas toujours les bonnes. Les mesures doivent être réalisables et concerner la majorité des automobilistes à l’échelle nationale.

Elles ont alors une meilleure chance d’être efficaces…