Dans le cadre de la lutte antipollution à Paris, le maire de la ville vient de proposer la relance de la prime à la casse. Pour, d’une part, lutter contre les véhicules les plus polluants, et d’autre part accompagner leur interdiction, cette proposition s’inscrit dans le vaste plan de lutte contre la pollution automobile de la ville. En effet, des propositions comme la diminution de la vitesse maximale sur le périphérique, qui tomberait à 70 km/h, ou la création de péages sur les autoroutes entourant Paris, étaient déjà sorties du chapeau de Monsieur le Maire, il y a deux semaines. Disons le tout net, ces propositions ne plaisent pas à tout le monde.

Y a t-il des partisans ?

Parmi les mécontents, l’association 40 millions d’automobilistes qui n’accepte pas l’idée d’interdire les véhicules de plus de 17 ans d’âge dès 2014. En fait, ce genre de véhicules ne représente que 3 % du parc automobile et les personnes qui en sont propriétaires, sont souvent les plus démunies et les moins argentées. Une autre mesure pour mettre en évidence la discrimination par l’argent.

D’autres idées ?

Le désir de descendre la vitesse maximale du périphérique, pourrait, toujours selon l’association, provoquer un effet pervers : les automobilistes préféreraient à ce moment là, traverser directement Paris plutôt que la contourner à petite vitesse. Congestion d’autant plus grande en ville. Raisonnement assez logique, si l’on y regarde bien.

On peut aussi se demander pourquoi ne pas passer par une réduction du nombre quotidien de voitures sur Paris, en encourageant le covoiturage et en mettant en place un ou plusieurs sites pour prévoir des déplacements à plusieurs. On pourrait penser que les mesures prévues sont surtout pour relancer l’industrie automobile et récupérer de l’argent par les verbalisations qui ne manqueraient pas d’arriver.